Korhogo / Qualité de la Noix de Cajou : le Conseil Coton, Anacarde et Karité et le CNRA en mission de haute performance
Le maintien de la Côte d'Ivoire au
sommet de la production mondiale d'anacarde passe par un défi majeur :
l'excellence de la qualité. C’est tout l’enjeu de la récente activité de
sensibilisation initiée par le Conseil Coton, Anacarde et Karité en synergie
avec le CNRA, visant à transformer les pratiques agricoles pour une noix brute
de classe internationale. Cette campagne de sensibilisation qui se tient du 16
au 21 à travers plusieurs localités, a débuté ce 16 février 2026 à Sohouo dans
la Sous-préfecture de Korhogo.
La vision institutionnelle
Lors de son intervention, le Dr
Ouattara Gniré Mariam, Directrice de la Production et de la Durabilité
représentant le Conseil du Coton et de l’Anacarde Karité, a signifié que la
sensibilisation est le levier indispensable pour garantir la compétitivité du
produit ivoirien sur le marché mondial.
C'est ce qu'elle a traduit en ces
termes. « Notre mission est claire, faire comprendre à chaque acteur que la
qualité commence dès la chute du fruit. Le Conseil met tout en œuvre pour que
les bonnes pratiques de récolte et de post-récolte soient adoptées. C'est en
préservant la qualité de la noix brute que nous sécurisons le revenu des
producteurs et l'image de notre pays. », a-t-elle indiqué
L'encadrement des filières
À sa suite, M. Soro Kolotcholoman,
Coordinateur National des Filières Coton-Anacarde, Mangue et Foresterie au CNRA,
a insisté sur la nécessité d'une approche intégrée. Selon lui, la rigueur doit
être le maître-mot de cette campagne.
« Nous coordonnons ces efforts pour
que l'ensemble des maillons de la chaîne — du producteur au pisteur — parle le
même langage. La durabilité de nos filières dépend de notre capacité à fournir
un produit sain, bien séché et trié. La formation que nous portons aujourd'hui
est le socle de cette résilience agricole face aux exigences de l'industrie. »,
a-t-il fait savoir.
L'éclairage scientifique
Pour clore ce tour d'horizon des
experts, le Dr Soro Sibirina, Enseignant-Chercheur à l’Université Jean
Lorougnon Guédé de Daloa, a apporté la caution scientifique indispensable à
cette modernisation. Il a notamment mis l'accent sur les aspects techniques du
traitement des noix.
« La recherche vient ici en appui au
terrain. Nous enseignons les méthodes de séchage optimales et le contrôle de
l'humidité pour éviter les dégradations fongiques. La science au service du
paysan permet non seulement de réduire les pertes post-récolte, mais aussi de
garantir un taux de rendement à l’usinage (KOR) élevé, synonyme de meilleure
valeur marchande. »
L'Adhésion de l'autorité à cette
initiative
Pour sa part, Koné Mohamed, le
Sous-Préfet de Sohouo a tenu un discours de fermeté et d'encouragement. Pour le
représentant de l'État, la qualité n'est pas négociable si l'on veut protéger
les revenus des populations.
« Nous sommes ici pour porter un
message de responsabilité. La Côte d'Ivoire est leader, et pour le rester,
chaque acteur de Sohouo doit respecter les consignes de récolte et de séchage.
J'invite les producteurs à ne pas brader leurs produits et à suivre
scrupuleusement les prix fixés par le gouvernement. »
Un partenariat gagnant-gagnant
Cette collaboration entre le Conseil
du Coton et de l’Anacarde et le CNRA souligne une volonté politique forte :
passer d'une agriculture de volume à une agriculture de valeur. En s’appuyant sur
l’expertise universitaire et l’encadrement technique, la Côte d'Ivoire s’assure
que « l’or gris » continue de briller au-delà des frontières. C'est pourquoi
cette campagne de sensibilisation s'étendra sur d'autres zones de production de
l'Anacarde afin tous les acteurs soient au même niveau d'information et de
savoir -faire.
Debank















