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Les évêques ivoiriens appellent le gouvernement à « poursuivre et achever le processus du désarmement, car les armes circulent encore dans le pays»

APA 25 Juin 2019 - 11H08
Les évêques ivoiriens appellent le gouvernement à « poursuivre et achever le processus du désarmement, car les armes circulent encore dans le pay

Les archevêques et évêques de Côte d’Ivoire réunis à Agboville (Sud ivoirien), le 23 juin 2019, pour leur 113è Assemblée plénière invitent le gouvernement à « poursuivre et achever le processus du désarmement, car les armes circulent encore dans le pays», dans un message adressé au gouvernement et à la nation.

« Nous archevêques et évêques de Côte d’Ivoire, demandons spécialement au gouvernement, au nom de la paix, de poursuivre et d’achever le processus du désarmement, car les armes circulent encore dans notre pays et ce n’est un secret pour personne », indique le message. 

Dans ce message fait à Agboville (Sud ivoirien), le 23 juin 2019, la Conférence des évêques catholiques de Côte d'Ivoire lance « de nouveau cet appel pressant, au nom de la paix et pour une vraie réconciliation ».

« Tous, désarmons nos cœurs, nos bouches et nos bras, car il y va de la vie de notre nation. Nous lançons cet appel à tous nos concitoyens et à tous les habitants de ce pays : acteurs politiques, jeunes, hommes et femmes de médias, guides religieux : Evitons-nous une autre guerre ! », poursuit le texte.

« Comment comprendre qu’à chaque conflit intercommunautaire, des armes blanches et des armes de guerre soient régulièrement et professionnellement utilisées, ce qui est de nature à traumatiser nos populations. Au nom du droit à la vie, nous vous le demandons : Evitez-nous une autre guerre !», lance l’organisation écclésiastique. 

La Conférence exhorte « les uns et les autres à la culture du pardon, en vue de construire une Nation forte et prospère » car « le pardon libère des ressentiments, de la haine et de la vengeance qui mènent à la mort » surtout dans « le contexte de la crise et de la méfiance qui affectent aujourd’hui le pays ».

« Nous ne saurions passer sous silence les questions qui se posent et les débats qui ont cours en ce moment dans notre pays », notamment la fraude sur la nationalité ivoirienne, l’orpaillage clandestin, le foncier, l’insécurité et l’occupation illicite des forêts classées.

Recevant des militants, le président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci, ex-allié au pouvoir), Henri Konan Bédié, a évoqué la problématique de la fraude sur l’identité et dénoncé des orpailleurs clandestins armés sur le territoire ivoirien. Ce qui a soulevé un débat au niveau des politiques. 

« A l’approche des échéances électorales de 2020, il règne un climat de peur généralisée au sein de la population ; peur liée à la réalité des conflits intercommunautaires récurrents, aux questions d’insécurité, du foncier, de l’occupation illicite des forêts classées, de l’orpaillage clandestin et des problèmes relatifs à l’identité ivoirienne », fait observer la conférence.

« Nous voulons, en écrivant ce message, éviter à notre pays, une autre crise. Nous souhaitons que ces débats, qui ont cours actuellement dans un environnement de crise sociale sur fond politique, se poursuivent dans un climat de sérénité et dans un souci de recherche authentique de la paix », lancent les évêques de Côte d'Ivoire.

Pour l’organisation, « il s’agit de vider ces contentieux qui minent depuis de nombreuses années la vie sociale et politique de notre pays et qui n’épargnent aucune région », tout en déplorant « les spectacles désolants de ces derniers temps » qui tentent de faire revenir « les vieux démons de la haine et de la division ». 

« A tous les acteurs de la vie sociopolitique, à quelque niveau qu’ils soient, nous lançons ce cri de cœur, qui est aussi celui du peuple : Evitez-nous une autre guerre ! », insiste la conférence, qui ne souhaite pas que le pays sombre dans une autre crise après le conflit postélectoral de 2010-2011 qui a fait plus de 3 000 morts.

« Déjà le 25 janvier 2015, au terme de notre 99ème Assemblée Plénière à Abengourou, nous avions posé comme l’un des préalables à l’organisation des élections, le désarmement effectif de tous ceux qui n’ont pas le droit de porter des armes », rappelle la Conférence des évêques catholiques de Côte d'Ivoire. 

Avec APA


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