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La France a-t-elle fourni des armes aux auteurs du génocide rwandais en 1994?

par rfi.fr 28 Juin 2017 - 09H32

Selon la revue «XXI», la France a fourni des armes aux auteurs du génocide rwandais en 1994. Dans le numéro à paraître ce mercredi, le journaliste Patrick de Saint-Exupéry affirme avoir recueilli la preuve qu'un ordre a bien été donné pour réarmer les tueurs au moment où ceux-ci étaient mis en déroute par les armées du FPR. Et il pointe du doigt l'ancien ministre Hubert Védrine, qui était à l'époque secrétaire général de François Mitterrand à l'Elysée. L'article repose sur les confidences d'un haut fonctionnaire, un homme dont on ne sait rien hormis qu'il a eu accès aux archives sur le Rwanda en 2014, lorsque le président François Hollande envisageait de les déclassifier.

 

Les informations qu'aurait découvertes ce haut fonctionnaire étaient tellement sensibles qu'elles n'ont finalement pas été déclassifiées. Selon la revue XXI, ce témoin a lu plusieurs documents concernant des militaires voulant exercer leur droit de retrait pour ne pas obéir aux ordres.

 

Puis une note rappelant qu'il fallait s'en tenir aux décisions, c'est-à-dire selon la revue réarmer les Hutus qui fuyaient la progression du FPR de Paul Kagamé pour se réfugier au Zaïre. Toujours d'après le haut fonctionnaire, cette note est signée d'Hubert Védrine, alors secrétaire général de la présidence.

 

De quand date le document ? L'article ne le dit pas, d'ailleurs le journaliste admet volontiers qu'il ne l'a pas vu, mais qu'il fait confiance à sa source.

 

Un ancien militaire engagé dans l'opération française Turquoise nous raconte ces livraisons d'armes : il explique qu'au début du mois de juillet, donc à la fin du génocide, on lui a demandé de distraire des journalistes présents sur sa base militaire le temps de laisser passer un convoi d'armes vers la frontière congolaise.

 

Hubert Védrine refuse de faire le moindre commentaire. Et Paul Quilès, qui avait dirigé la mission parlementaire sur le Rwanda, assure n'avoir jamais vu de tels documents, s'interroge sur la fiabilité de ce haut fonctionnaire dont on ne connaît pas le nom.

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