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Trafic de l’anacarde/Tanda: Les populations et les acteurs réclament des sanctions rigoureuses contre les trafiquants

Ivoirinter24 03 Fév 2020 - 14H06
Trafic de l’anacarde/Tanda: Les populations et les acteurs réclament des sanctions rigoureuses contre les trafiquants

Les populations et les acteurs de Tanda sont plus que jamais déterminés à mettre un terme  à la fuite de la noix de cajou vers les pays voisins. C’est pourquoi  ils ont réclamé ce samedi 01 février 2020, lors d'une rencontre dans leur localité avec le Ministre de l’agriculture et du développement rural, Kobenan Kouassi Adjoumani des sanctions rigoureuses contre toutes personnes s’adonnant à cette activité illicite.

Les acteurs réclament des sanctions lourdes

Pour lutter contre la  fuite des produits vers les pays limitrophes, les populations et les acteurs souhaitent vivement qu’ils aient des sanctions rigoureuses et effectives à l’endroit de tous ceux qui travaillent contre les intérêts de l’économie ivoirienne. Mieux, pour appuyer cette sanction une structure dénommée ‘‘Agripolice’’ a été mis sur pied par ces acteurs locaux. Elle a pour mission de faire la surveillance et  diffusion de toutes informations relatives au chargement de l’anacarde vers le Ghana voisin.

Selon les statistiques, la production qui était de plus de 100 000 tonnes dans la localité est passée à 7 000 tonnes la campagne dernière, occasionnant la fermeture des sociétés pourvoyeuses d’emplois au profit d’autre région, ont-ils indiqué.

Pour encourager les acteurs locaux, ceux-ci souhaitent une hausse du prix d’achat de la noix de cajou pour la campagne de commercialisation 2020.

Adjoumani salue l’engagement des populations

Prenant la parole, le Ministre Adjoumani a salué l’engagement des populations et les acteurs de la filière dans la lutte contre ce phénomène. Tout en rappelant la mise en vigueur de l’ordonnance N°2018-437 du 03 Mai 2018 portant répression de  la commercialisation et de l’exportation illicites des produits agricoles à l’encontre des fraudeurs et toutes autres personnes.

« Nous venons vous informer qu’une loi existe pour quiconque va être arrêté. Si on découvre que la cargaison quitte Côte d’Ivoire pour d’autres destinations, les produits ainsi que les camions feront l’objet d’une saisie », a martelé le fils de la région Kouassi Adjoumani.

Pour sa part, le Directeur Général du Conseil du coton et l’anacarde, Dr Adama Coulibaly a fait des précisions quant à la réduction de la différence des prix  entre la Côte d’Ivoire et ses pays voisins. « Le Ghana qui sert de référence jusqu’à ce jour n’a jamais fixé le prix du cajou, puisque l’activité est ‘‘informelle’’. (…) C’est parce que vous prenez la meilleure qualité de la Côte d’Ivoire qui est produite dans cette région pour l’envoyer ailleurs. Ainsi, quand on va sur le marché international le Ghana à 150 dollars de plus que notre pays. Les Ghanéens peuvent  répercuter le surplus sur le bord champ ici. Ajouté à cela au niveau, à l’exportation, il ne donne pas de sacs, ils ne font pas de prélèvement. Quand on ajoute à tout cela, ils ont plus de marges pour payer plus cher », a fait remarquer le DG du CCA.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la première phase de la mission de sensibilisation de haut niveau des acteurs de la filière Anacarde contre la fuite des noix de cajou vers les pays frontaliers, du 30 janvier au 2 février  2020 dans l’indenié-Djuablin et le Gontougo, deux régions  très touchées par cette pratique.

L’objectif de cette mission est de sensibiliser les populations et acteurs sur l’interdiction de l’exportation des noix de cajou par voie routière-conformément à l’article 10 du décret N°2013-810 du 26 novembre 2013. La mission devra informer les autorités administratives et sécuritaires sur l’importance que le gouvernement attache au respect strict de cette mesure d’interdiction.

CT

envoyé spécial dans le Gontougo

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