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Diffusion de film : « Les Enfants Fantômes » mis à l’honneur à l’Assemblée Nationale

IvoirInter24 03 Oct 2019 - 05H01
Diffusion de film : « Les Enfants Fantômes » mis à l’honneur à l’Assemblée Nationale

Dans le cadre de la lutte contre l’apatridie infantile, une séance de  projection du film intitulé « Enfants Fantômes : un défi pour l’Afrique » du réalisateur Clément ALLINE et doublé d’une table ronde,  a tenu lieu, ce mercredi 02 mars 2019 à l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire , sous l’œil avisé des parlementaires et des principaux acteurs concernés par cet alarmant fléau social.

De cette enveloppante et troublante diffusion cinématographique de 52 minutes de l’enquêteur , Dominique TCHIMBAKALA et du réalisateur, Clément ALLINE,  tournée au Sénégal , au Mali et au Burkina Faso, on retient que les enfants fantômes  sont ces enfants vivants, mais qui n’existent pas sur le plan juridique et administratif. En Afrique de l’ouest et centrale, l’UNICEF estime à plus de 45 millions, soit entre 20 % et 30 % le nombre d’enfants âgés de moins de 5 ans non enregistrés à l’état civil et plus de 230 millions d’enfants à travers le monde , en raison notamment d’un manque de structures administratives ou de l’absence des pères, obligés de s’éloigner du foyer pour travailler.

Du fait que  sans état civil, il est souvent impossible de poursuivre une scolarité normale, cela pousse ces enfants et mêmes les plus brillants à abandonner leurs études au profit de la rue pour les garçons ou le travail domestique pour les filles d’à peine une dizaine d’années. Alors , ils ne sont point reconnus dans les statistiques administratives et démographiques de l’Etat et ne peuvent point jouir de leur droit en tant que citoyens libres.

 Selon Eric BAZIN, Fondateur de Land of African Business, initiateur de cette de cette séance de projection et modérateur de la table ronde, s’exprimant en ces mots, « Ce fléau n’est pas impossible à combattre. J’ai fait un rêve, c’est que tous ces jeunes ivoiriens qui sont invisibles se mettent à entonner et à chanter l’hymne national ivoirien comme ces petits sénégalais… ça fait cinq fois que je vois ce film et ça fait cinq fois que je suis bouleversé à la vue de ces enfants.», a-t-il confié.

Il a ainsi évoqué  son émoi, doublé d’un optimisme et de sa foi en des lendemains meilleurs dans le règlement de la situation de ses enfants dits invisibles ou fantômes en Côte d’Ivoire en particulier et en Afrique en général.  

 Pour sa part,  la ministre, Euphrasie YAO, présidente du compendium des femmes, a traduit son indignation face à la situation desdits enfants et sa ferme volonté  par le biais de son association , en pesant de tout leur poids pour amener toutes les instances étatiques compétentes afin de trouver les voies et moyens d’éradication dudit problème. Ainsi a-t-elle dit qu’il faudra procéder par des étapes que sont « la conscientisation, la décision et la participation ».

Bien avant, Dogbo Lobo Miss Belmonde , secrétaire d’état auprès du ministre de la femme , chargée de l’autonomisation de la femme, a en effet évoqué toutes les mesures administratives  et efforts consentis par l’Etat ivoirien afin de pallier au mieux possible la non existence juridique et administrative de ces milliers d’enfants sans identité en CI.  

Pour sa part, le représentant du PAN Amadou Soumahoro, le député Abdoulaye SIDIBE, a présenté les textes et lois adoptés par l’ensemble des parlementaires ivoiriens en faveur des enfants non identifiés par l’Etat, dits « enfants invisibles ».

C. Debank

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