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Bédié appelle à l’ouverture «urgente d’un dialogue politique» en Côte d’Ivoire

APA 01 Jan 2020 - 08H05
Bédié appelle à l’ouverture «urgente d’un dialogue politique» en Côte d’Ivoire

Le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) Henri Konan Bédié a appelé, mardi soir, dans un message de nouvel an à «l’ouverture urgente d’un dialogue politique constructif avec l’opposition significative» pour adopter les mesures garantissant la tenue d’un scrutin «présidentiel juste et transparent» en octobre 2020.


Dans son message d’un peu plus d’un quart d’heure diffusé sur la web télévision du PDCI, M. Bédié a invité le pouvoir exécutif à l’acceptation de « l’ouverture urgente d’un dialogue politique constructif avec l’opposition significative pour adopter, les mesures garantissant la tenue d’un scrutin présidentiel juste et transparent ».

Poursuivant, il a souligné que ces mesures concernent principalement la révision de la loi promulguée portant création de la commission en charge des élections et la gratuité de l’acquisition des nouvelles cartes nationales d’identité, avec la prorogation du délai de validité, au-delà de 2020, de celles arrivées à expiration.

« Cette gratuité s’impose, en raison des charges élevées pour l’obtention des pièces administratives nécessaires à l’établissement de la carte nationale d’identité », a expliqué M. Bédié, précisant cependant que « ces conditions seules ne suffisent pas pour garantir un environnement apaisé pour l’élection présidentielle d’octobre 2020 ».

« Il reviendra au peuple souverain de Côte d’Ivoire d’exprimer son droit légitime de dévolution du pouvoir d’État en faveur de l’opinion politique majoritaire, dans un environnement que je souhaite, vivement, apaisé », a ajouté l’ex-chef de l’Etat ivoirien (1993-1999).

A ce jour, a-t-il poursuivi,  « je note qu’aucun progrès significatif n’a été effectué par le gouvernement en termes de réponse efficace aux dérives constatées et dénoncées, régulièrement, par mes soins ».

A ce propos, le leader du PDCI a rappelé avoir dénoncé toute l’année 2019,  « l’instrumentalisation de la justice par le pouvoir exécutif », ce qui met selon lui, en péril les droits humains du justiciable et rabaisse l’état de droit et la démocratie.

Il en a pris pour preuve, « la condamnation, par contumace » de deux cadres de son parti, « Noël Akossi Bendjo, contraint à un exil pour des faits non fondés et celle de Jacques Mangoua, pour délit imaginaire ».

« Ce bilan, peu reluisant, impose au PDCI-RDA, aux partis politiques membres de la coalition CDRP (Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix) et leurs alliés de EDS (Ensemble pour la démocratie et la souveraineté) un engagement politique soutenu sur le terrain au cours de l’année 2020 », a lancé Henri Konan Bédié.

Pour lui, l’engagement et la détermination du personnel politique de « nos partis respectifs permettront une mobilisation de nos militants pour une victoire certaine à l’élection présidentielle d’octobre 2020 ».

Au regard du contexte actuel, a-t-il encore ajouté, « nous devons être solidaires pour obtenir les meilleures conditions d’organisation de l’élection présidentielle d’octobre 2020 ».

« Nous devons œuvrer à la reconstitution des ressorts sociaux indispensables à la cohésion nationale pour le triomphe de la démocratie et de l’état de droit », a encore lancé M. Bédié à l’endroit de ses alliés, appelant à un déploiement sur le terrain pour « encadrer, organiser et accompagner nos braves populations dans l’acquisition de toutes les pièces requises afin qu’elles puissent exprimer leur droit de vote, lors du scrutin présidentiel à venir ».

Au plan économique, M. Bédié a dénoncé « la paupérisation accrue des masses paysannes en raison de la baisse des revenus des principaux produits de rente que sont le cacao, le café et l’hévéa, faute d’une stabilisation efficace ».

Cela s’est traduit selon lui,  « par une tendance baissière du taux de croissance du PIB qui est passé de 8,2% en 2016 à 7,4% à fin 2018 et un accroissement du niveau du chômage dont le taux se situe entre 70 et 90% de la population active ».

LS/APA


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