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Le Dandy gentleman : À la mémoire d’un homme bon et bien

Sercom 23 Juil 2020 - 23H30
Le Dandy gentleman : À la mémoire d’un homme bon et bien

(Cet hommage est publié sur la délicate suggestion du Professeur Bakayoko Ly Ramata, Ministre de la Femme, de la Famille et de l'Enfant qui garde du défunt un souvenir impérissable)

Quarante jours déjà…

Quarante jours et il continue d’être présent par son absence.

Quarante jours et il continue d’être conté dans les temps de l’indicatif.

Quarante jours et nos yeux encore embués par ces eaux salées au souvenir de sa sortie de la scène de notre comédie humaine…

Il avait la gouaille de ceux qui ont choisi de dire leurs opinions dans la simplicité de la sincérité. Sa liberté de ton, acquise au prix d’une vie de labeur où il avait su retrousser les manches, était à la fois caustique et pleine d’humour.

Il aimait se raconter. Non dans l’amplitude de ceux qui se bercent du son de leur propre voix, mais pour montrer la voie qu’il avait choisie. La voie de l’endurance où le travail est célébré pour sa mystique divine. La voie qui enjoint de montrer sa foi par les actes du quotidien, et non de dire le Divin avec des litanies sans âme, avec des rituels qui restent à la périphérie.

Il aimait les belles choses et avait le culte raffiné de la beauté. La beauté du port vestimentaire, la beauté des plaisirs de bouche, la beauté du logis, la beauté des bagnoles, la beauté des compositions musicales élaborées, la beauté de l’esprit, et bien évidemment la beauté de la générosité qui donne dans la bienveillance de la gratuité.

De son séjour terrestre, il ne cacha guère les périodes où il avait dû bouffer son pain noir avec parcimonie. Aussi, n’a-t-il point mis le voile sur les périodes de vaches grasses où bien des laudateurs chantaient sa saga héroïque.

Il est passé à l’Orient éternel comme un acteur émérite qui quitte la scène au moment où on s’apprête à lui faire un standing ovation. Sur la pointe des pieds, avec en sus un pied de nez : il a choisi de choisir ses accompagnateurs.

Il s’appelait Koné Cheick.  I Koné, i Sagaranga mon très cher frère ! Fasse Allah, que de l’autre côté du voile, tu puisses encore et toujours voguer sur les eaux des valeurs essentielles !

Oumou DOSSO

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