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Ouattara Lancina, président de l’Association des hôteliers, restaurateurs et acteurs du tourisme (HOREST): « Si on met le tourisme au début du développement, il n’y aura pas de chômage »

Sercom ACEPNUCI 23 Déc 2017 - 12H22
autre DR

Le secteur du tourisme et de l’hôtellerie sort peu à peu du marasme qui l’a frappé après l’attaque djihadiste du 13 mars 2016. Dans cet entretien, Ouattara Lancina, président des hôtels Wharf et International de Grand-Bassam et de l’Association des hôteliers, restaurateurs et acteurs du tourisme (HOREST), parle de la relance du secteur.

 

ACEPNUCI : Peut-on connaître l’état de santé de votre structure ?

 

Ouattara Lancina - La situation est mi-figue mi-raisin. Mais déjà il faut remercier Dieu pour la santé et la paix qu’il nous a données. La paix est élément très important pour nous les hôteliers. Les activités tournent autour de 35 à 40% du taux de remplissage. Ce n’est pas mal, on ne peut pas trop se plaindre cette année, surtout avec ce que nous avons vécu ici, le 13 mars 2016.

 

ACEPNUCI :Qu’est-ce qui a guidé à la création de votre structure ?

 

Ouattara Lancina -Horest a été créé, il y a 9 ans. C’est après les élections de 2016 que le choix des acteurs s’est porté sur ma personne. Depuis cette date, nous essayons de faire de cette association, une association de défense des intérêts des hôteliers à Grand-Bassam et ailleurs parce que très bientôt, Horest sera nationale. Notre objectif est de faire de ce secteur, un vrai secteur apporteur d’argent. Notre leitmotiv c’est « le tourisme d’abord, le reste après ». Parce que le tourisme est un levier de développement très puissant. Si un pays est véritablement touristique, je pense que tout ce que nous cherchons, pourra se développer autour de ça. C’est ma conviction, le tourisme doit être l’un des moteurs pour le développement de la Côte d’Ivoire.

 

ACEPNUCI :Qu’est-ce qui a été fait et qu’est-ce qui reste à faire ?

 

Ouattara Lancina -En un an, nous avons fait beaucoup de choses. Nous avons participé pratiquement à tous les salons, le SITA, le SARA etc. Nous avons organisé des événements ici à Grand-Bassam. Notamment la journée de l’espoir pour appeler la clientèle ici à Grand-Bassam, après le malheur que nous avons eu avec l’attaque djihadiste, la journée mondiale des zones humides (JMZH) en février. C’est la première association en Côte d’Ivoire qui a réussi à fêter cet événement. Grand-Bassam fait partie des zones humides. Nous avons aussi organisé le concert de l’espoir toujours pour ramener de la clientèle à Grand-Bassam. Il fallait ramener la confiance à Grand-Bassam. Cela nous a permis de remettre Bassam sur les rails. Je pense que c’est le fruit de ce qui a été fait qu’on récolte aujourd’hui. Mais malgré ça, ce n’est toujours pas facile. Nous avons eu un partenariat avec la maison du patrimoine culturel, un séminaire de formation à la bonne gouvernance, nous avons eu une séance de formation avec le Canada. Nous avons fait venir des Canadiens ici à Bassam pour nous former en tourisme, pour voir comment le tourisme peut avancer. Le jackpot, c’est la signature de convention avec l’Association des chefs d’entreprise de presse numérique de Côte d’Ivoire (ACEPNUCI) qui a été une bouffée d’oxygène pour nous. Nous pensons qu’il faut beaucoup communiquer pour atteindre nos objectifs. Nous sommes reconnus au plan mondial parce nous sommes ambassadeurs du patrimoine mondial de l’UNESCO. En général avec la crise que le pays a connue, le secteur du tourisme a pris un coup. On était à 25% et puis les choses ont commencé à se réveiller lorsque l’attaque du 13 mars est survenue. Nous avons passé un an de disette. Le gouvernement a essayé de nous venir en aide mais ce n’était qu’une goutte d’eau dans la mer. Nous étions nombreux à connaître les difficultés. Il aurait fallu aller plus fort notamment dans la fiscalité, les facteurs de courant, malheureusement ce n’était pas le cas. Beaucoup d’entre nous ont encore des arriérés d’impôt. Nous continuons de subir les effets du 13 mars. Aujourd’hui, avec le retour de la paix, les gens ont commencé à refaire confiance à Garnd-Bassam.

 

ACEPNUCI :Qu’est-ce qui fait la difficulté du propriétaire d’hôtel à Grand-Bassam ?

 

Ouattara Lancina -C’est la volonté politique. Un exemple banal. La France fait 63 millions d’habitants mais elle a 83 millions de visiteurs chaque année. Ce qui rapporte des milliards d’euros à la France. La tour Eiffel est classée première au plane touristique dans le monde. Si un seul visiteur ne dépense qu’un seul euro, cela fait 83 millions d’euros. Si on met le tourisme au début du développement, il n’y aura pas de chômage. Tous les secteurs sont pourvus. Nous avons des cuisiniers, des serveurs, des guides touristiques, des gens qu’on emploi en plein temps. Tous les grands pays aujourd’hui se portent vers le tourisme, même le Qatar, un grand pays de pétrole avec Dubaï. La Chine est devenue un très pays touristique aujourd’hui. Jepense que le tourisme est la première sauce qu’on doit pouvoir préparer. Nous avons nos valeurs, il faut les mettre en exergue parce qu’aucun peuple ne peut avancer sans ses propres valeurs.

 

ACEPNUCI : Un mot sur l’avenir de votre association ?

 

Ouattara Lancina -Je pense qu’il est très radieux. Nous sommes convaincus que c’est étant rassemblés qu’on peut créer un vrai circuit touristique en Côte d’Ivoire. Parce qu’il faut aller chercher les touristes. Mais s’ils arrivent et qu’ils ne trouvent pas des complexes hôteliers à la grandeur et à la mesure de leur attente, cela ne marchera et c’est ensemble qu’on peut le faire. Il ne s’agit pas du Wharf hôtel et de l’hôtel international dont je suis le président, il faut que tout le reste suive.

 

ACEPNUCI : Que préparez-vous pour les fêtes de fin d’année ?

 

Ouattara Lancina -Vous me donnez l’occasion de parler du Wharf hôtel et de l’international qui sont des complexes sur lesquels nous comptons beaucoup pour développer le tourisme en Côte d’ivoire. Nous avons prévu pour le 30 décembre une fête au niveau de l’International hôtel que nous avons appelé la soirée salsa pour égayer les anciens. Déjà le 24 décembre, c’est la fête de Noël qui est plus familiale. Nous recevons des familles au Wharf et à l’International hôtel et nous avons fait des prix vraiment « cadeau de Noël ». Nous avons fait des réductions jusqu’à hauteur de 25% pour les chambres. Je pense que les familles peuvent venir fêter Noël avec nous oùnous avons créé un arbre de Noël avec de la musique. Le 31 décembre sera soft pour repartir requinquer pour la nouvelle année.

 

ACEPNUCI : Qu’est-ce qui est prévu pour les nouveaux clients de 2018 ?

 

Ouattara Lancina -Bien sûr que nous allons avoir de nouveaux clients grâce à vous les acteurs des médias et surtout grâce à votre association que nous voyons déjà comme une grande structure. Le tourisme ne peut pas aller sans la presse et vis-versa. Il ne faut pas dormir sous ses lauriers, il faut travailler et c’est par le travail que nous allons glaner d’autres lauriers. Mes vœux, c’est de faire de Grand Bassam, le hub du tourisme mondial. Il faut rêver grand. Mes vœux également c’est de voir votre association grandir pour servir la Côte d’Ivoire parce que la Côte d’Ivoire a besoin aussi qu’on parle d’elle. Je demande à vos organes d’avoir es espaces pour le tourisme, il y tellement de choses à faire. C’est un pays vierge et le tourisme doit pouvoir nous y aider. C’est l’occasion aussi pour moi de souhaiter une très bonne et heureuse année à nos partenaires, à tous ceux qui nous ont fait confiance et ont fait confiance à Grand-Bassam, la première capitale. Je remercie les dirigeants de ce pays qui nous ont permis d’avoir cette accalmie. Je dis à la population de Côte d’Ivoire qu’on ne peut rien réussir sans la paix. Rien n’est possible sans la paix. Nous avons commémoré l’anniversaire de Félix Houphouët-Boigny, un grand homme qui avait une vision. Il avait déjà misé sur le tourisme des années avant. On avait des Sietho, des parcs animaliers, le rallye de Bandama de Côte d’Ivoire, c’est tout cela qu’on veut voir revenir en Côte d’Ivoire.

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