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Mark Bristow, PDG de Randgold Resources, avertit : « L’industrie minière africaine à la croisée des chemins »

Sercom Randgold 07 Fév 2018 - 09H09
Mark Bristow, PDG de Randgold Resources

La capacité unique de l'industrie minière à fonctionner en tant que principal moteur de la croissance économique en Afrique sera compromise, voire détruite, à moins que les sociétés minières et leurs pays hôtes ne travaillent ensemble pour relever les défis existentiels auxquels ils font face, a déclaré ce mardi 6 février 2018, à Cape Town, en Afrique du Sud, le directeur exécutif de Randgold Resources, Mark Bristow.

La vision erronée de certains gouvernements

Parlant à Indaba Mining, Bristow a dit que pendant que l’industrie faisait au moins face aux conséquences de ses récents excès, on ne peut dire autant de quelques gouvernements des pays hôtes en Afrique qui attendent vraisemblablement que leurs flots de revenus miniers continuent comme au moment des temps forts du super cycle minier et sont entrain de réécrire les règles pour être sûrs de récolter plus de moins.

« Comment les compagnies durement sous pression et luttant encore pour récupérer leurs investissements peuvent faire face à ces demandes? », a t-il interrogé. « En exploitant plus les hautes teneurs et en investissant moins et cela n’est bon pour personne tout en laissant seul les futures générations de notre grand continent. »

14%  des dépenses d’exploration en Afrique en 2017

Bristow a fait remarquer que quand les pays africains ont commencé à libéraliser leur économie au milieu des années 90. Ils ont immédiatement attiré les investissements étrangers et leurs secteurs miniers naissants se sont multipliés dans des proportions considérables. Cette tendance est en train de s’inverser et malgré son fort potentiel minier, l’Afrique n’a attiré l’année dernière que 14% des dépenses totales d’exploration dans le monde contre 30% pour l’Amérique du Sud et 28% pour l’Amérique du Nord.

« Aussi longtemps que les pays africains ont offert des codes miniers et des régimes fiscaux raisonnablement attrayants pour les investisseurs, les sociétés ont été disposées à prendre les risques liés aux infrastructures et les compétences de base limitées voire inexistantes ainsi que l’instabilité politique. Commencer à faire des demandes non raisonnables et alors, les investisseurs s’en iront, » a t-il dit.

« L'argument en faveur d'un véritable partenariat entre les sociétés minières et leurs gouvernements hôtes n'a jamais été aussi convaincant qu'aujourd'hui. Ses avantages réels sont clairement démontrés par l'exemple de Randgold. Malgré les défis inhérents à l'Afrique, nous y avons construit une entreprise aurifère de classe mondiale grâce à une stratégie à long terme conçue pour créer une valeur réelle pour toutes les parties prenantes. »

L’Afrique du Sud et la RDC, les mauvais exemples

« Malheureusement, tout ce que nous et d'autres sociétés avons construit est mis en péril par des développements récents qui ne sont rien de moins qu'un abus du concept de partenariat par une partie. A l’heure où l'Afrique s'efforce de devenir une force économique majeure, ce n’est bon ni pour le continent ni pour l'industrie. Cependant, comme la nouvelle direction de l'ANC l'a montré à travers son intervention concernant l'impasse du code minier sud-africain, le bon sens peut encore prévaloir. »

Plus tôt cette semaine, Randgold a annoncé qu'elle s'engageait au plus haut niveau avec le gouvernement de la République Démocratique du Congo au sujet de son nouveau code minier qui, selon les mots de Bristow, « semble basé sur la prémisse irrationnelle que l'Etat a le droit sur l'ensemble des flux de trésorerie nets des mines ».

E. Amichia

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